The Naturalist, Review, Page

 Wet Eye GlassesAugust 8, 2016

by Nathalie Claudel

 

(Google translation of review; scroll down for the original French)

Philadelphia 1867. Walter Ash, amateur naturalist, has died. He will never lead the expedition he had prepared to the Rio Negro and the Amazon. His dream was to create an atrium in his home of live reptiles open to the public. His son Paul, born from a first marriage, and his second wife Iris, accompanied by her young companion, carry the torch despite the obstacles. Hindered by their big skirts and fantasies, the ladies quickly succumb to the poisonous charms of the lush jungle, freeing many shackles imposed by the American bourgeois and religious society from which they arise. Paul finally discovers his mother’s family and learns to accept his indigenous roots, as his mother was an Indian from Brazil. The harshness of the climate, the ubiquitous wilderness, precarious living conditions, drive each of them to metamorphosis. After her magnificent Fauna published in 2011 (Joëlle Losfeld), we welcome back the naturalist and anthropologist talent of Alissa York, served by her precise and poetic pen.

 

Original French

Philadelphie 1867, Walter Ash, naturaliste amateur, vient de mourir. Il ne conduira jamais l’expédition qu’il avait préparée sur le Rio Negro et l’Amazone. Son rêve était de créer dans sa maison une serre de reptiles vivants ouverte au public. Son fils Paul, né d’un premier mariage, et sa seconde femme Iris, accompagnée de sa jeune dame de compagnie, reprendront le flambeau malgré les obstacles. Encombrées de leurs grands jupons et de leurs fantasmes, ces dames succombent rapidement aux charmes vénéneux de la jungle luxuriante, se libérant de nombreux carcans imposés par la société bourgeoise et religieuse américaine dont elles sont issues. Paul découvre enfin sa famille maternelle et apprend à accepter ses racines indigènes, puisque sa mère était une Indienne du Brésil. La dureté du climat, la nature sauvage omniprésente, la précarité des conditions de vie, conduisent chacun à opérer sa métamorphose. Après son magnifique Fauna paru en 2011 (Joëlle Losfeld), on retrouve avec plaisir le talent de naturaliste et d’ethnologue d’Alissa York, servi par sa plume précise et poétique