The Naturalist, Review, Le Figaro

alissayorklenaturaliste

September 16, 2016

by Marie Rogatien

 

(Google translation of review; scroll down for the original French)

Philadelphia, 1867. Amateur naturalist Walter Ash dies accidentally while creating a reptile house on the main floor of his home; his wife, Iris, drowns in sorrow. Very much in love and sharing the same passion for animals, they were about to leave an expedition to the Amazon with their assistant, Rachel. Paul, Walter’s son from his first marriage with an Indian woman, decides to continue the project. Mosquitoes, heat, danger, and proximity to the locals erode the certainties of each: Iris swaps her skirts for pants, Rachel connects to her natural childhood on a Quaker farm, and Paul discovers his Brazilian family. Alissa York’s novel digs deep, feeling papaya and soil, the sound of croaking of frogs, the chatter of multicoloured birds, and snakes slipping through the grass. Every page is full of sensuality, scholarship and freedom (and, moreover, one who wants to shine in society will learn a little Portuguese, along with the scientific names of animals and plants, which can still be useful). This is not a book, it’s a journey.

 

Original French

Philadelphie, 1867. Naturaliste amateur, Walter Ash meurt accidentellement en aménageant un Domum Reptilium au rez-dechaussée de sa maison, Sa femme, Iris, se noie dans le chagrin. Très amoureux et partageant la même passion pour les animaux, ils s’apprêtaient à partir en expédition pour l’Amazonie flanqués de leur assistante, Rachel. Paul, le fils de Walter issu d’un premier mariage avec une Indienne, décide de poursuivre le projet. Les moustiques, la chaleur, les dangers, la proximité avec les indigènes égratignent les certitudes de chacun : Iris troque ses jupons pour
des pantalons, Rachel en rupture avec son éducation dans une ferme Quaker renoue avec la nature tandis que Paul découvre sa famille brésilienne, Le roman d’Alissa York pique, gratte, sent la papaye et l’humus, bruit du croassement de grenouilles bigarrées, du jacassement d’oiseaux multicolores et du glissement de serpents dans l’herbe Chaque page déborde de sensualité, d’érudition et de liberté (et, par ailleurs, celui qui veut briller en société y apprendra un peu de portugais comme les noms savants d’espèces animales et végétales, ce qui peut toujours être utile). Ce n’est pas un livre, c’est un voyage.